Je suis bénévole.
Je donne de mon temps,
Et je le fais bien sûr, toujours gratuitement.
Dans les associations culturelles ou sociales,
Dans les milieux sportifs, les sociétés locales,
On trouve des personnes qui, courageusement
Se démènent, se battent, et bénévolement,
de multiples services, assurent la fonction
Du club le plus petit, aux plus grandes fondations.
Quand on est bénévole, on s'expose beaucoup.
Si ça marche ! Trés bien, on vous monte le coup.
On vous fait par devant un trop plein de mérites,
Et puis, sur le côté, la jalousie irrite.
Alors dans votre dos, on dit évidemment,
Que vous faîtes cela pour glaner quelque argent,
Que vous avez pour sûr, des intérêts notoires.
Car, avec les ennuis et les nombreux déboires,
Qu'on récolte en oeuvrant pour une association,
De le faire pour rien semble une aberration.
c'est ainsi que l'on use irrémédiablement,
L'enthousiasme d'adeptes qui, trés honnêtement,
S'occupent, se démènent avec beaucoup de foi.
Et qui se font pièger ainsi plus d'une fois.
Alors, quand ils s'en vont en claquant sec la porte,
On s'aperçoit trop tard, de tout ce qu'ils apportent.
Et les bons pèlerinsqui les ont disgraciés,
Lorsqu'on les sollicite pour prendre le relais,
Lèvent les bras au ciel en criant: "Pas question !"
Et c'est ainsi, que meurent un tas d'associations.
L'esprit n'est plus bon,
C'est triste assurément.
On sait qu'à notre époque, où seul règne l'argent,
Les services gratuits des gens de bon aloi,
Paraissent dépassée, non conforme à la Loi.
Je suis bénévole,
Je suis donneur de temps;
Cette race, c'est sûr,
Ne vivra pas longtemps.